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Témoignages

Par souci de confidentialité, des noms et prénoms d’emprunts sont parfois utilisés pour les auteurs des témoignages.

Vous avez participé à une de nos rencontres et souhaitez partager votre expérience ? Envoyez-nous votre témoignage à l’adresse info@espaceproches.ch.

10.2020
Sur le chemin du deuil

Intrigué avant la rencontre, rassuré durant les partages, puis finalement soulagé d'un poids, celui d'avoir le droit de vivre heureux malgré le départ de cet être cher, je suis passé par tous les états émotionnels durant ces moments en groupe.

Passé la peur de me sentir vulnérable, de devoir partager mon intimité avec des inconnus, j'ai été accueilli avec la plus grande bienveillance et compréhension par cette équipe de 3 femmes merveilleuses et un groupe chaleureux, toujours libre de partager (ou non) mon expérience, mon vécu et mes émotions du moment.

Durant ces moments passés ensemble, où le jugement n'a pas sa place, vous trouverez de l'écoute, un grand réconfort et des outils qui vous aideront à surmonter ce cap douloureux. La joie existe encore, maintenant et plus tard.

Daniel C.

10.2020
Entretiens individuels

M’étant toujours sentie très responsable de ma maman, je ne vivais plus, ne m’accordais plus grand-chose. Je passais tous mes samedis et dimanche à l’aider pour divers problèmes et comme notre relation n’a jamais été très facile, je rentrais épuisée et vidée.

A bout de ressources, j’ai contacté Espace Proches pour voir quelles solutions s’offraient pour me soulager. J’ai été magnifiquement renseignée et on m’a fourni une large palette de documentation.

Soulagée de savoir que je n’étais pas toute seule et que je pouvais partager cela avec quelqu’un qui m’écoutait avec bienveillance, je me suis empressée de faire part de ces possibilités à ma maman qui l’a très mal pris, m’a accusée de vouloir sa mort que j’aurai sur la conscience selon ses dires.

J’ai donc recontacté Espace Proches pour faire part de mon désarroi. On m’a proposé quelques séances de coaching et ça a été une libération complète.

J’ai appris que j’avais le droit de m’occuper de moi et de ne pas prendre sur moi toutes les difficultés de ma maman, que si elle n’était pas en véritable danger, je n’étais pas obligée de courir à chaque instant débrouiller ses problèmes.

Maintenant, ma vie s’est largement améliorée, je me sens plus libre, je me ménage et ne laisse plus ma maman prendre tout le pouvoir sur moi, parfois bien sûr je retombe un peu, mais me ressaisis rapidement grâce aux notes aussi que j’ai prises durant ces séances de coaching.

J’ai voulu apporter ce témoignage, car je sais combien l’on culpabilise vis-à-vis de nos parents et notre loyauté envers eux nous empêche souvent d’oser confier notre fardeau à des tiers sous peine d’avoir l’impression de les trahir.

Mais ce n’est pas du tout le cas. Au contraire, à Espace Proches on m’a montré de l’empathie tant envers moi qu’envers ma maman et cela m’a permis de mieux comprendre la nature de nos relations et de l’aimer encore plus, puisque ce n’est plus par contrainte que je la vois ou fais des choses pour elle, mais par envie désormais, sans souffrance et avec plaisir.

Joëlle

07.2019
Sur le chemin du deuil

Jeudi 25 octobre 2018, mon amie est moi nous nous apprêtions à passer une journée de congé quand, vers 10h, on sonne à la porte de notre appartement.

Quelle surprise de découvrir des collègues de travail (je suis policier), la mine déconfite… Ils me disent "Séb, il faut qu'on te parle, le sujet est grave" (je ne me souviens plus exactement des termes utilisés mais ça y ressemblait).

Mes collègues étaient venus m'apprendre le décès accidentel sur son lieu de travail de mon fils, Erwan, 17 ans, jeune apprenti en 1ère année de forestier-bûcheron.

De suite, un tsunami émotionnel m'a envahi, m'a déchiré, m'a détruit et dès ces instants si douloureux, le néant s'est installé en moi.

Les jours/semaines qui ont suivi, je me suis vite rendu compte que les (rares) personnes avec qui j'essayais de partager ma peine n'étaient pas des plus réceptives à mes paroles. Je sentais bien qu'elles ne m'écoutaient que d'une oreille et que leur esprit était ailleurs. Ce comportement (que je peux tout à fait comprendre) me blessait encore plus !

Aidé du web, j'ai fait des recherches afin de connaitre et de pouvoir intégrer un groupe de discussion et pouvoir partager ma douleur avec d'autres personnes qui étaient également dans le deuil.

Je suis tombé sur le site d'Espace Proches et j'ai pu intégrer un groupe. Malgré mes craintes, mes peurs, sur le fait de m'exposer en public, j'ai de suite trouvé ma place dans ce groupe et j'ai pu exprimer sans gêne mes douleurs, mes pleurs, sans jugement aucun, avec toutes l’empathie, la bienveillance, le respect, tant des animatrices que des participantes (j'étais le seul homme).

A ce jour, après ces 8 soirées passées au sein des locaux d'Espace Proches, la douleur de la perte de mon enfant et le néant sont toujours bien présents mais je me sens quelque peu apaisé et surtout, j'ai fait de merveilleuses rencontres et de partages avec les personnes de ce groupe et les animatrices.

Je profite donc de cet espace de paroles libre pour remercier nos 3 animatrices, qui ont su nous porter tout au long de ces soirées.

Sébastien

05.2019
Sur le chemin du deuil

Le 11 septembre 2018, il y a tout d’abord eu le décès de ma maman, me plongeant dans un tsunami émotionnel. Un mois plus tard, en octobre 2018, le décès de mon papa m’a plongée dans un véritable chaos.

Proche aidante durant les 15 mois précédents leur décès, j’avais accumulé beaucoup de fatigue, physique et émotionnelle. Malgré leur maladie respective, on ne se prépare pas à la mort d’une personne qu’on aime. J’avais tenté d’imaginer, mais c’était à mille lieues de ce que j’ai pu éprouver par la suite. La douleur était tellement vive, qu’à ce moment-là, devenue orpheline en 39 jours, j’ai ressenti le besoin de partager ce que je vivais, avec des personnes qui traversaient également un deuil, mais hors de ma famille. Dans mon entourage familial proche, passées les premières semaines où j’ai bénéficié d’un magnifique soutien, chacun vit son deuil différemment, à son rythme, dans le quotidien qui est le sien, et gère sa propre douleur. Intégrer le groupe « sur le chemin du deuil » m’a offert un espace bienveillant et protecteur, un espace unique où j’ai pu pleurer, vivre mon deuil, me sentir écoutée, et partager des moments d’intensité et d’authenticité exceptionnelles avec les autres participant-e-s. Ce processus s’est fait autour de 8 ateliers, en lien avec des thématiques importantes du deuil, dans un climat de grande confiance. Les 3 animatrices ont été exceptionnelles, de par leur écoute, leurs paroles, leur bienveillance et leur présence. Elles m’ont accompagnée sur mon chemin du deuil et je me suis sentie portée par le groupe.  L’atelier « sur le chemin du deuil » m’a permis de me sentir « actrice » dans mon travail de deuil. J’ai pu identifier mes ressources et ressentir beaucoup plus de profondeur dans ma manière d’appréhender la vie. Ces 8 soirées ont été des jalons, posés dans le temps, afin que je ne passe pas à côté de mon deuil.

Aujourd’hui, je me sens encore portée par ce groupe, par la force de nos échanges et de nos émotions partagées.

La douleur vive de la perte de mes parents s’enrobe peu à peu d’une immense reconnaissance de ce que j’ai reçu d’eux, de leur amour. J’ai envie de leur dire que je les aime, et j’ai également envie de dire merci aux animatrices pour tout le chemin que j’ai parcouru avec elles. Je suis arrivée accablée par le chagrin, je repars grandie.

Lena

10.2018
Entretiens individuels

« Un jour d’avril dernier, j’ai contacté Espace Proches car j’étais en difficulté en tant que proche et représentante thérapeutique de ma maman qui vit en EMS.

L’écoute ainsi que les réflexions et suggestions reçues dans le cadre de l’entretien que j’ai pu avoir le jour même m’ont grandement aidée à orienter mon accompagnement. En effet, suite à cet entretien, un réseau a eu lieu avec les personnes pertinentes et une prise en charge adéquate de la situation de ma maman a été mise en place. La quatrième hospitalisation qu’elle vivait à l’époque en raison d’un asthme sévère a été la dernière de cet hiver-printemps-là. Cette période éprouvante a ainsi laissé place à un bel été et nous (= la personne, sa famille et les soignants) pouvons envisager l’avenir avec plus de sérénité compte tenu du protocole maintenant établi en cas de dyspnée aiguë.

Donc à vous va toute ma reconnaissance pour votre disponibilité et la qualité de votre intervention. »

Catherine